Raconter un lieu, pas l'inventorier
Un film de voyage réussi ne montre pas tout : il choisit. Le piège du format est l'accumulation de beaux plans sans fil conducteur, agréable dix secondes et interminable ensuite.
Mes films d'Islande et de Norvège partent chacun d'une idée simple, les aurores boréales et les volcans dans un cas, la poursuite des aurores dans les fjords dans l'autre, et tout le reste sert cette idée. C'est cette contrainte qui fait tenir un film au-delà de la belle image.









